23 juillet 2015

Point de vue sur une nouvelle réalité en Europe, par Gérard Privat

http://gerard-privat.fr/nouvelle-realite/
L’humanité est face à une nouvelle réalité.
Ces derniers jours, la Grèce, par la détermination de son peuple, a eu l’occasion de mettre un terme à la manipulation à laquelle sont soumises les nations qui composent l’Union Européenne et, plus particulièrement, celles de la zone euro.
Mais les dirigeants grecs ont failli sous la dure pression qui leur a été imposée.
Qu’ils soient du centre, de gauche, de droite ou des extrêmes, les gouvernements, même animés de bonnes intentions mais sans une volonté déterminée à vaincre les obstacles, voient leurs projets anéantis sous la pression exercée par les mafieux qui dirigent l’Union Européenne et la mondialisation néolibérales.
Seuls certains pays d’Amérique latine ont trouvé des dirigeants dont la compétence, la volonté et le courage, les rendent capables de surmonter les obstacles incessants accumulés devant eux pour les faire échouer.
Le peuple grec va, cependant, rapidement constater que le remède que lui impose l’Union Européenne est bien pire que le mal.
La Grèce pourra ainsi mieux comprendre le piège dans lequel elle est tombée, et se préparer à en sortir, en quittant la zone euro, tout en mettant de son côté le plus de possibilités de réussite.
Cette sortie de l’Euro sera, pour ce pays, la meilleure façon pour surmonter ses difficultés en relançant son économie grâce à sa souveraineté monétaire retrouvée.
(((Les solutions existent ; Avenir Solidaire en a déjà présenté quelques-unes.)))
La Grèce permettra ainsi aux autres peuples, dominés par l’Euro, de constater que la monnaie unique, présentée dès l’origine par ses adeptes comme une promesse d’évolution, est en réalité une prison qui menace sérieusement de se transformer en tombeau.
Pour faciliter cette transition et son rôle de précurseur, la Grèce doit bénéficier du soutien nécessaire de la part des autres nations de l’Union Européenne qui ont encore une perspective d’avenir.
La France, elle, historiquement porteuse des idées de liberté et d’émancipation, est malheureusement dirigée (surtout depuis les deux derniers mandats présidentiels) par des manipulateurs doublés d’excités ou de ramollis ; elle est donc actuellement incapable d’en finir avec la situation actuelle.
La France est cependant le pays le mieux placé car disposant des moyens nécessaires pour sortir “en douceur” de la zone euro.
La France dispose réellement de tous les moyens nécessaires pour ouvrir une véritable “troisième voie” comme ce fut le cas avec sa planification qui produisit “l’exception française”.
Cette véritable troisième voix permettra de faire avancer rapidement le projet d’une nouvelle Europe : l’Europe des peuples solidaires.
Le peuple français est de plus en plus ligoté par des lois qui étouffent graduellement la démocratie.
Il lui appartient de sortir de sa léthargie et de se préparer à lancer un puissant avertissement, dès les prochaines élections régionales, par un vote blanc massif.
Un vote blanc massif redonnera vigueur à la nation, car les régions ont été crées pour la déstructurer et la réduire à néant afin de soumettre plus facilement le peuple à l’Union Européenne et à la mondialisation néolibérales et prédatrices.
La disparition de la monnaie unique qui se profile rapidement, mais encore à peine perceptible comme dans le brouillard, loin d’être un désastre, sera au contraire le signe d’un renouveau, une renaissance.
Les nations de cette zone, après l’élimination du poison que constitue cette monnaie unique, retrouveront leur souveraineté, leur responsabilité, leur dignité.
Toutes les nations du continent pourront alors s’associer et avancer ensemble sur le projet de l’Europe des peuples solidaires.
La souveraineté retrouvée des nations, une plus grande responsabilité et dignité des peuples, détermineront la nouvelle réalité vers la solidarité et la fraternité.


Si je ne brûle pas
Si tu ne brûles pas
Si nous ne brûlons pas,
Comment les ténèbres
Deviendront-elles clarté ?

Nazim Hikmet, poète communiste turc (1901-1963), traduit par son ami Garaudy