20 octobre 2017

Lénine philosophe: 1914-1923. Par Roger Garaudy

Résister à la campagne haineuse contre les "bolchéviques", Lénine, la révolution d'Octobre 17, campagne multipliant les livres d'historiens professionnels de l'anti-communisme primaire, les articles de presse et les émissions à la radio (la télévision faisant paradoxalement plutôt mieux...), tel est le but qu'à la mesure de ses moyens poursuit le blog. Nous publions aujourd'hui l'avant-dernier extrait du livre que Roger Garaudy consacra à Lénine aux Presses Universitaires de France.
Il est remarquable que jusqu'en 1914, Lénine ait conservé,
pour définir la dialectique, les conceptions de Kautsky,
alors que sa pratique révolutionnaire dépassait de très
loin ces conceptions et cette théorie de la dialectique. La
faillite de la IIE Internationale, aux premiers jours de la
guerre, incite Lénine à réfléchir sur les fondements théoriques
d'une aussi profonde trahison. Jusque-là Lénine
définissait la dialectique comme le faisait Kautsky, c'est-àdire
comme « la théorie de l'évolution » en y juxtaposant
curieusement, sans en indiquer le lien : « la théorie de la
relativité de la connaissance ».
En 1913 encore, dans son Karl Marx, destiné à L’Encyclopédie
Granat,
Lénine définissait la dialectique comme
théorie du développement sous sa forme la plus générale :
théorie de l'évolution de la nature entière et de l'histoire
de la connaissance. Lénine, qui ne pouvait s'appuyer sur
les oeuvres philosophiques de Marx (notamment les Manuscrits
de 1844
et le texte complet de l'Idéologie allemande,
que les dogmatiques « orthodoxes » de la IIe Internationale,
répétons-le, se gardaient bien de publier), révise et enrichit
sa conception antérieure de la dialectique en remontant
à la même source que Marx : la Logique de Hegel, qu'il
étudie passionnément en 1915. Qu'au coeur même de la
tourmente Lénine éprouve le besoin de consacrer plusieurs
mois à l'étude de Hegel, en la considérant comme une tâche
politique, cela montre l'importance capitale pour lui de
cette réflexion nouvelle sur la dialectique. On peut dater
avec précision ce moment décisif dans la pensée philosophique
de Lénine : le 4 janvier 1915, il écrit au secrétaire
de rédaction des Éditions Granat pour demander s'il est
« encore temps d'apporter (à son Karl Marx) quelques corrections
à la section sur la dialectique », question sur
laquelle, dit-il, il travaille depuis quelques semaines.
En lisant les Cahiers philosophiques (qui avaient été
exclus du temps de Staline, des Oeuvres complètes de Lénine,
tout comme les Manuscrits de 1844 des OEuvres de Marx,
parce qu'ils étaient incompatibles avec une interprétation
dogmatique du marxisme), il est possible de définir quel
genre de « corrections » Lénine désirait apporter. Dans le
déchaînement des contradictions de la guerre, et au moment
où la faillite de la IIe Internationale montre comment la
lutte pour le socialisme se transforme en son contraire,
Lénine éprouve le besoin de repenser fondamentalement le
concept de la dialectique qui ne peut être simplement cette
théorie de l'évolution qui conduit Kautsky à l'opportunisme
et à la trahison. Le premier point sur lequel porte
cette nécessaire révision, c'est une détermination plus
complexe des rapports de la pensée et de son objet, pour
exclure toute interprétation mécaniste et fataliste de la
théorie du reflet.

1. Une lecture profonde de la Science de la logique permet
à Lénine d'intégrer au matérialisme la critique hégélienne
de l'immédiat. Enrichissant les indications de Marx sur
« le moment actif » de la connaissance, Lénine souligne
chez Hegel cette idée maîtresse : « L'accord de la pensée
avec l'objet est un processus... Le reflet de la nature dans
la pensée humaine doit être compris non d'une façon
morte, abstraite, non sans mouvement, sans contradictions,
mais dans le processus éternel du mouvement, de
la naissance des contradictions et de leur résolution ».
« Ce mouvement, ce chemin de la connaissance, semble
l'activité de la connaissance ». La dialectique hégélienne
de l'être et du non-être, comme celle de l'apparence et de
l'essence, permet d'écarter toute contamination de la théorie
léniniste du reflet avec celle de l'empirisme, d'écarter
ainsi l'équivoque que pouvaient laisser subsister certaines
formulations de Matérialisme et empiriocriticisme. Le passage
de la sensation à la pensée est un passage dialectique,
comme le rapport de l'apparence à l'essence :
« l'apparence est le reflet de l'essence en elle-même » .
La théorie léniniste du reflet intègre désormais, comme
l'un de ses moments, la conception hégélienne de la
« réflexion ». Lénine insiste maintenant sans cesse sur tout
ce qui peut écarter la conception mécaniste et passive du
reflet : « Quand l'intelligence aborde la chose individuelle,
en tire une image, cela n'est pas un acte simple, immédiat,
mort, ce n'est pas un reflet dans un miroir, mais un acte
complexe... qui inclut la possibilité de l'envol imaginatif
hors de la vie... Vice versa : il est absurde de nier le rôle
de l'imagination même dans la science la plus rigoureuse».
Lénine relève et souligne la critique par Hegel des illusions
empiristes et positivistes de certains savants : « Si
on les écoute... ils n'observent, ils ne disent que ce qu'ils
voient ; mais cela n'est pas vrai, car inconsciemment ils
transforment immédiatement ce qu'ils voient à l'aide du
concept. Et la discussion ne porte pas sur la contradiction
entre l'observation et le concept absolu, mais sur la
contradiction entre le concept limité, fixé et le concept
absolu... dès que l'homme parle, il y a dans sa parole un
concept » .
Cette conscience aiguë du rôle de l'initiative de l'homme
au départ de la connaissance, et de l'universelle interaction
qui s'exprime dans l'acte le plus simple de la connaissance,
permet à Lénine de dialectiser le concept de « chose
en soi ». Lorsque Hegel écrit : la « chose en soi » n'est qu'une
abstraction vide, sans vérité... si on demande ce que sont
les choses en soi la question implique déjà l'impossibilité
d'une réponse, Lénine note en marge : « Très bien !...
très profond : la chose en soi est somme toute une abstraction
vide et sans vie. Dans la vie et dans le mouvement tout
et toute chose est habituellement « en soi » et « pour les
autres », dans un rapport avec autre chose ».
Lénine prend ainsi conscience de l'insuffisance de la critique
de Kant par Plekhanov, et fait sa propre autocritique
car son attitude, comme celle de tous les marxistes au
début du xxe siècle, était proche de celle de Plekhanov qui
ne procède pas par assimilation critique, intégration et
dépassement : « 1° Plekhanov critique le kantisme (et
l'agnosticisme en général) du point de vue du matérialisme
vulgaire plutôt que de celui du matérialisme dialectique,
dans la mesure où il rejette seulement a limine leurs raisonnements,
et ne les rectifie pas (comme Hegel rectifiait
Kant), en les approfondissant, en les généralisant et les
élargissant, en montrant l'enchaînement et les transitions
de tous les concepts.
« 2° Au début du xxe siècle, les marxistes critiquaient
les disciples de Kant et de Hume à la Feuerbach (et à la
Bûchner) plutôt qu'à la Hegel » .
L'intégration de la théorie de la réflexion de Hegel à
la théorie du reflet et cette dialectisation du concept de
« chose en soi », a permis à Lénine de lier organiquement la
conception du reflet à la théorie des rapports de la vérité
relative et de la vérité absolue, alors que les deux thèmes
étaient seulement juxtaposés dans Matérialisme et empiriocriticisme.
Après avoir noté : « La conscience de l'homme, la science
(le concept) reflète l'essence de la nature, mais en même
temps cette conscience est extérieure à la nature (ne coïncide
pas avec elle du premier coup) », rappelant ainsi
une fois de plus que le reflet n'est pas au départ, Lénine en
tire ce corollaire : toute vérité est à la fois absolue et relative:
« La différence entre le subjectivisme (scepticisme,
sophistique, etc.) et la dialectique consiste, entre autres,
en ceci que dans la dialectique (objective) la différence
entre le relatif et l'absolu est aussi relative. Pour la dialectique
objective, dans le relatif il y a de l'absolu. Pour le
subjectivisme et la sophistique, le relatif est seulement
relatif et exclut l'absolu ». La claire distinction de
l'absolu et de l'objectif, ce dernier n'excluant nullement le
relatif, marque la coupure radicale avec le matérialisme
vulgaire. Ainsi, le reflet n'est pas au début de la connaissance,
dans l'illusoire immédiateté de la sensation, mais
au contraire à l'étape du concept : « La pensée, s'élevant
du concret à l'abstrait, ne s'éloigne pas, si elle est vraie,
de la vérité mais s'approche d'elle ». La lecture matérialiste
de Hegel a fait de la théorie léniniste du reflet une
théorie du concept.
2. Cette assimilation critique de Hegel et cette intégration
de sa Logique dont Lénine considère que l'introduction
à la section sur « l'Idée » est peut-être « le meilleur exposé
de la dialectique » , conduisent Lénine à une réévaluation
de l'idéalisme, dans l'esprit même de Marx qui notait déjà
dans la première thèse sur Feuerbach : « Le principal défaut
de tout le matérialisme passé — y compris celui de Feuerbach
— est que l'objet, la réalité, le monde sensible n'y
sont saisis que sous la forme d'objet ou d'intuition, mais
non en tant qu'activité humaine concrète, en tant que
pratique, de façon subjective. C'est ce qui explique pourquoi
le côté actif fut développé par l'idéalisme, mais seulement
abstraitement, car l'idéalisme ne connaît pas l'activité
réelle, concrète, comme telle. »
Lénine apporte un développement nouveau à cette
thèse en montrant que le propre de l'idéalisme c'est
d'avoir isolé ce moment actif de la connaissance, et de
n'avoir pas recherché ni le point de départ de la connaissance,
qui ne peut s'exercer qu'à partir d'une réalité autre
que celle de l'esprit, ni le point d'arrivée, c'est-à-dire la
pratique réelle, concrète, par laquelle la connaissance
s'objective, se réalise et transforme le monde en l'humanisant.
« Le premier début est oublié et dénaturé par l'idéalisme.
Le matérialisme dialectique est le seul à avoir lié
le début avec la suite et la fin ».
II n'en reste pas moins que l'idéalisme, précisément parce
qu'il a porté cette attention exclusive sur le moment actif
de la connaissance, a élaboré, au cours de l'histoire de la
philosophie, et notamment avec Hegel, la méthode dialectique.
« La dialectique... voilà le contenu d'une richesse
incommensurable, en comparaison du matérialisme métaphysique,
dont le principal malheur est d'être incapable
d'appliquer la dialectique à la théorie du reflet et au développement
de la connaissance ».
Lénine recherche donc les racines que l'idéalisme plonge
dans le mouvement même de la connaissance. Alors que
« l'idéalisme philosophique n'est qu'ineptie du point de
vue d'un matérialisme grossier, simpliste, métaphysique »,
Lénine montre que, pour le matérialisme dialectique,
 « l'idéalisme philosophique est un développement exclusif »,
unilatéral de l'un des moments réels de la connaissance,
« le moment actif » . C'est pourquoi « la possibilité de
l'idéalisme (et de la religion) est donnée déjà dans la
première abstraction élémentaire » .
Ce caractère unilatéral de l'idéalisme n'exclut nullement
qu'il apporte une contribution capitale à l'élaboration de
la dialectique. Au-delà de Hegel, Lénine souligne par
exemple que, « à travers la théologie, Leibniz s'approchait
du principe d'un lien indissoluble (et universel absolu) entre
la matière et le mouvement » . Étudiant la monadologie
leibnizienne et sa très riche conception de l'universelle
action réciproque et de la totalité, Lénine note encore :
« Il y a là une dialectique d'un type particulier et même une
dialectique très profonde malgré l'idéalisme et l'obscurantisme
clérical » .
Cette méthode dialectique, qui est la grande acquisition
de l'idéalisme, est l'âme de la méthode révolutionnaire de
transformation du monde. Marx et Engels soulignaient
que « sans la philosophie allemande — et notamment celle
de Hegel — le socialisme n'eût jamais été fondé ». Lénine,
reconnaissant après eux que Feuerbach était infiniment
plus pauvre que Hegel, a désigné dans ses « trois sources »,
comme source philosophique du socialisme scientifique
non pas le matérialisme français du x v m e siècle — quelque
admiration légitime qu'il eût pour lui — mais la philosophie
classique allemande, celle de Kant, de Fichte, de Hegel,
qui a forgé, à travers l'abstraction idéaliste, la méthode
dialectique.
Dans ses Cahiers philosophiques, Lénine écrit crûment :
« L'idéalisme intelligent est plus près du matérialisme intelligent
que le matérialisme bête. » Et il ajoute qu'il faut
entendre « idéalisme dialectique au lieu d'intelligent ;
métaphysique, non développé, mort, grossier, immobile,
au lieu de bête ».
Le concept de dialectique se trouve ainsi, dans les Cahiers
philosophiques, très enrichi. La définition sommaire de
Kautsky : la dialectique c'est la théorie générale de l'évolution,
est ici intégrée dans une perspective beaucoup plus
large. Au lieu de se contenter de démarquer ou de transposer
Darwin, comme le faisait Kautsky, Lénine situe
l'évolution comme un simple moment de l'élaboration de
la méthode dialectique : « L'idée du mouvement universel
et du changement (1813 : Logique de Hegel) est pressentie
avant son application à la vie et à la société. Proclamée
pour la société (1847 : Manifeste communiste) avant d'être
démontrée dans son application à l'homme (1859 : De
l'origine des espèces de Darwin) » . Prolongeant vers
l'avenir cette trajectoire, il ajoute : « La continuation de
l'oeuvre de Hegel et de Marx doit consister dans l'élaboration
dialectique de l'histoire de la pensée humaine, de la
science et de la technique » .
Abordant lui-même cette tâche, Lénine met l'accent
sur ce qui est essentiel dans la dialectique, afin qu'on ne la
confonde plus avec un évolutionnisme vulgaire : la contradiction.
« La dialectique est l'étude de la contradiction
dans l'essence même des choses ». Lénine a vu que
l'objectivité de la dialectique pose de multiples problèmes.
Comment établir que « la dialectique de la connaissance
a une signification objective » ?
Ce problème, Lénine le découvre, même sous le jargon
de Déborine. Lorsque celui-ci écrit : « L'immanent devient
transcendant dans la mesure où il acquiert une signification
objective réelle », Lénine souligne ce passage et note en
marge : « Des vérités réelles exprimées dans une langue
tarabiscotée et abstruse en diable » . Nous sommes ici
au coeur du problème de la connaissance et de l'action,
du problème des rapports de la dialectique et de la vie,
avec l'histoire en train de se faire, avec la lutte révolutionnaire.
Lénine va d'emblée à l'enseignement majeur de
Hegel. « L'idée de la transformation de l'idéal en réel est
profonde : très importante pour l'histoire. Mais aussi dans
la vie personnelle de l'homme, il est clair qu'il y a là
beaucoup de vrai. La distinction de l'idéal et du réel n'est
pas, elle non plus, absolue » .
Lorsque Hegel écrit : « L'Idée est création éternelle et
Esprit éternel », Lénine souligne et ajoute en marge : « La
vie éternelle = la dialectique ». Il retient de la démonstration
de Hegel tout ce qui souligne combien la vie,
la pratique, la création continuée de l'histoire et de
l'homme, débordent le concept : « La pratique, écrit
Lénine, reprenant les formulations de Hegel sur l'Idée,
la pratique est supérieure à la connaissance théorique,
car elle a la dignité non seulement du général, mais aussi
du réel immédiat » . Et, plus fortement encore : « La
conscience humaine non seulement reflète le monde objectif,
mais aussi le crée » . « Très bon le § 225 de l'Encyclopédie,
où la connaissance théorique et la volonté, l'activité
pratique sont présentées comme deux moyens pour détruire
l'unilatéralité de l'objectivité et de la subjectivité » (6).
Non seulement Lénine a ici dialectisé, grâce à Hegel,
le rapport entre le subjectif et l'objectif, mais il a conçu
un élargissement considérable de la notion de réalité
objective : « Deux formes du processus objectif : la nature,
et l'activité de l'homme qui se donne une fin ». L'important
ici, pour Lénine, c'est qu'avec la dialectique on
explore « le mouvement spontané, source de l'activité,
mouvement de la vie et de l'esprit ; coïncidence des concepts
de sujet (l'homme) et de la réalité ». Par ce mouvement
de diastole et de systole, de l'activité militante à la réflexion
philosophique, et de la réflexion théorique à la pratique
révolutionnaire, Lénine, au terme de la Logique, débouche
sur l'action. La dialectique n'est pas seulement mouvement
de la pensée, mais du réel et de son histoire, de l'acte par
lequel l'homme transforme le monde : « L'activité est une
contradiction — le but est réel et irréel, possible et non
possible... » (3).
C'est l'action humaine et non la réflexion philosophique
qui effectue les dépassements créateurs : « Au commencement
était l'action. » Déjà Hegel écrivait, reprenant dans
son Histoire de la philosophie, le thème de la Logique sur
l'Idée théorique et l'Idée pratique : « Ce que l'histoire de
la philosophie nous présente, ce sont les actes de la raison
pensante. L'histoire politique, ou mondiale, considère
les actes de la raison voulante ».
Lénine a profondément assimilé la conception hégélienne
des rapports dialectiques entre l'idéal et le réel, qui constitue
le point culminant de la Logique: l'idéal n'est pas
opposé au réel ; il est « la préfiguration, dans les contradictions
d'une réalité présente, de son état futur ».
Lénine, cette « inquiétude de la raison » (pour employer le
langage hégélien), retient de l'enseignement de Hegel ce qui
est nécessaire pour déchiffrer, dans l'activité spontanée
des masses, ce qui est préparation et création de l'avenir,
« le moment de la subjectivité ne se rencontrant pas, selon
Hegel, dans la réflexion sur les actes, mais dans les actes
eux-mêmes » .
Ce qui va désormais caractériser l'oeuvre théorique et
pratique de Lénine, dans les dix dernières années de sa
vie, les années les plus orageuses et les plus fécondes :
celles de la guerre, de la Révolution d'Octobre et de la
construction du socialisme, c'est l'union étroite d'une
dialectique authentiquement marxiste, c'est-à-dire une
dialectique qui n'est plus ravalée au niveau d'un évolutionnisme
dogmatique et vulgaire, mais qui a, au contraire,
intégré tout l'acquis de la dialectique hégélienne, et d'une
attention permanente à tous les indices de l'initiative
historique des masses pour laquelle la révolution socialiste
crée les conditions radicalement nouvelles d'épanouissement
permettant à chaque homme et à chaque femme de
devenir sujet actif et créateur d'une histoire proprement
humaine.
Tel est l'essentiel du léninisme.


Roger Garaudy/Lénine/pages 39 à 49                   A SUIVRE
Si je ne brûle pas
Si tu ne brûles pas
Si nous ne brûlons pas,
Comment les ténèbres
Deviendront-elles clarté ?

Nazim Hikmet, poète communiste turc (1901-1963), traduit par son ami Garaudy