20 juillet 2017

L'Afrique est bien entrée dans l'histoire !

La civilisation de Nok



A partir de 500 avant Jésus-Christ, et jusqu'à 200 après, se situe, en Afrique, au centre du Nigeria, une civilisation, celle de Nok, qui est contemporaine de l'Age du fer (plusieurs fourneaux de fonte y ont été découverts).
L'art de cette civilisation témoigne, chez les sculpteurs qui en ont modelé les statues en terre cuite, d'un sens aigu du traitement de l'espace : le visage (et souvent le corps) sont construits à partir de sphères, de cônes, de cylindres, de pyramides, savamment articulés.
Il semble y avoir là la souche commune de presque tous les arts ultérieurs de l'Afrique Occidentale : non seulement du naturalisme stylisé des bronzes d'Ifé (quinze siècles plus tard), mais aussi des arts de la Côte d'Ivoire, Dan en particulier, et de la Guinée.
Mais, ajoute Bernard Fagg, qui découvrit, en 1943, ces statues Nok, « il est douteux que nous ayons trouvé le millième de l'art ancien de l'Afrique, qui reste toujours caché dans les profondeurs de son sol ».


Roger GARAUDY
Comment l’homme devint humain (extrait)
Pages 94-95

19 juillet 2017

L’ Amérique: la civilisation des Olmèques et de Chavin

COMMENT L'HOMME DEVINT HUMAIN (EXTRAIT) - SUITE


Au sud du golfe du Mexique, à San Lorenzo et à la Venta, apparaissaient les vestiges d'une civilisation puissante entre l'an mille avant l'ère chrétienne et le début de cette ère :  celle que ses découvreurs ont appelée « Olmèque ».

A côté de grands ensembles architecturaux, les  vestiges les plus surprenants sont ceux de gigantesques têtes humaines, dont certaines atteignent cinq mètres de hauteur et pèsent cinquante tonnes. Elles ont été sculptées dans un basalte dont la carrière est à plus de cent kilomètres du site, ce qui suppose une organisation politique et sociale très forte et une technique avancée pour effectuer de tels transports.
La beauté de ces sculptures n'a jamais été dépassée par les civilisations ultérieures des Amériques. Ces visages massifs de guerriers casqués, à la bouche stylisée ressemblant à celle du jaguar, est caractéristique du style olmèque dont le thème favori, religieux
sans doute, est celui de l'homme-jaguar.

Contemporaine de celle des Olmèques, la civilisation de Chavin au Pérou (900 à 200 avant Jésus-Christ) a révélé une architecture massive : une citadelle — ou un temple — de soixante-quinze mètres de front, à trois étages de pierre avec des sculptures intégrées à l'ensemble, et un travail remarquable des métaux, notamment de l'or.
Des analogies saisissantes existent entre la décoration de certains de ses vases de pierre et celle des vases de la Chine des Chang, ce q u i incline à penser qu'il y eut une origine commune aux deux arts (du fait du peuplement de l'Amérique par des migrants venus de
Mongolie).
La civilisation de Chavin, fondée, comme celle des Olmèques, sur la culture du maïs (ainsi que de la pomme de terre) et ayant la maîtrise de la métallurgie, a essaimé, elle aussi, sur une aire géographique très vaste, ce qui permet d'inférer l'existence d'un grand empire.

Roger Garaudy
Comment l’homme devint humain, pages 90 à 93

Illustration : Plaque en or repoussé, figurant un félin anthropomorphe à coiffe de serpent. Entre 1000 et 700 av. J . - C . Le mystère de la décoration, en forme d'arbre stylisé, est caractéristique de l'art de Chavin. (Musée Guggenheim, New York.)

18 juillet 2017

La Perse de Zarathoustra

"Comment l'homme devint humain": courts extraits, suite de la publication qui va s'étendre sur tout le mois de juillet.

Vers 600 avant Jésus-Christ, un prophète, Zarathoustra,
se leva au nord de l'Iran, à l'Age d'or de
l'Empire achéménide de Cyrus et de Darius, pour
réformer l'ancienne religion de Mazda, dieu de la
lumière.
A l'opposé du «non-dualisme» des hindous, le
monde est pour lui le théâtre où s'affrontent deux
divinités jumelles : celle du Bien (Ormuz) et celle du
Mal (Ahriman), comme s'affrontaient alors l a civilisation du laboureur et l'invasion des nomades.
L'homme est un soldat responsable dans cette
bataille de la lumière et du bien contre les ténèbres et le mal. A chacun de choisir son camp.
Zarathoustra, adorateur du feu, symbole du divin,
qui brûle et qui purifie, n'a cessé de fasciner tous ceux qui ont apporté u  feu sur la terre en remettant en cause l'ordre et les valeurs établies : le prophète Daniel, au temps de la captivité de Babylone ; à l'aube de la pensée grecque Heraclite, Pythagore, Platon. Devenu religion officielle de l'Iran, sous les Sassanides (du IIIe  au VIIe siècle), le zoroastrisme n'a pas seulement survécu avec les communautés parsis émigrées en Inde lors de l'invasion arabe ; il a profondément influencé, en Iran, l'islam chiite, comme il apparaît dans le Livre des Rois
de Firdusi (940-1020) et dans la philosophie de
Sohravardi (1155-1191). Il avait déjà inspiré la tentative de Manès (au IIIe siècle) de réaliser la synthèse du zoroastrisme, du christianisme, et du bouddhisme. Ce manichéisme se perpétua à travers l'histoire du christianisme.
Au XIXe siècle, Zarathoustra sera exalté par
Goethe, Shelley, Victor Hugo et considéré par
Nietzsche comme « l'un de ces hommes prédestinés qui déterminent les valeurs pour des millénaires» ( Ainsi
parlait Zarathoustra).


Roger Garaudy
Comment l’homme devint humain, pages 73 à 77 (extrait)

17 juillet 2017

L’inde des Upanishads et de Buddha. Extrait de "Comment l'homme devint humain", de R. Garaudy)

Suite de la publication de courts extraits de "Comment l'homme devint humain"

Comptant parmi les plus anciens textes religieux

de l'humanité, puisque certains remontent au XVI siècle avant Jésus-Christ, les hymnes védiques de l'Inde disaient les rites et les sacrifices nécessaires pour mettre
l'homme en relation avec les dieux.
A partir du VIIe siècle avant Jésus-Christ, les Upanishads, qui se donnent pour la continuation des hymnes liturgiques du Veda (d'où leur nom de Vedanta: f in du Veda), intériorisent le sacrifice, qui
n'est plus geste rituel mais mouvement de l'esprit.
Leur méditation commence avec le problème de l'éveil de l a conscience en l'homme et de son rapport avec la réalité profonde.
Leur réponse est que seule existe l'âme universelle (Brahman), que la conscience individuelle (atman) n'a de réalité que par rapport à elle. L'affirmation centrale,
point de départ et terme ultime de la méditation hindouïste, est «Tat vam asi »
(« Tu es cela »).
Tu étant l'âme humaine (atman)
 et
cela la réalité profonde et unique (Brahman).
 Le moi et ses désirs, s'ils croient 
avoir une existence propre,
ne sont qu'une illusion. La 
méditation hindoue permet à
l'homme de se délivrer de 
l'illusion et des liens de la multiplicité
pour retrouver 
l'unité absolue.
Cette métaphysique non dualiste est la
mère de toutes les tentatives par lesquelles le petit moi
égoïste s'efforce de rompre ses limites.
L'influence des Upanishads, dont la parenté avec
la philosophie de Platon est saisissante, inspirera
toutes les formes ultérieures de mysticisme.

La Bhagavad Gita — l'un des chapitres de la
grande épopée indienne du Mahabarata — est, en
pleine bataille, le dialogue du héros, le guerrier
Arjuna, avec une incarnation du dieu Vishnu. Alors
qu'Arjuna va jeter ses armes pour ne pas participer au
massacre, le dieu lui révèle comment, sans fuir le
monde et ses désordres, il est possible de vivre une vie
d'homme avec l'intransigeance d'un dieu.
La Bhagavad Gita n'a cessé d'inspirer, depuis
vingt-cinq siècles, la vie des plus hautes figures de
l'Inde, jusqu'à Tagore et Gandhi

Bouddha est né vers 560 avant Jésus-Christ, au
nord de l'Inde. Siddharta Gautama était son vrai nom
de fils de prince. Il quitte son royaume, sa famille, ses
richesses, à l'âge de vingt-neuf ans. Devenu faible,
pauvre, et nu, parmi les ascètes de la montagne, il
apprend à surmonter les passions et les peurs. « Es-tu
un dieu ? - Non . U n ange ? - No n . Un saint ? - Non.
Alors qui es-tu ? - Je suis "éveillé" ». « Bouddha »
signifie : éveillé. Il mourut vers 480, ayant enseigné une
doctrine qui n'exigeait aucune autorité, aucun rite ni
aucune prière à des dieux sans pouvoir, aucune
spéculation métaphysique, aucun surnaturel. Il fallait
d'abord soigner l'homme malade : savoir seulement
d'où vient la douleur et guérir la douleur. Echapper à la
naissance et à la mort en retrouvant la réalité véritable,
tel est le problème. Perdre son moi et ses désirs, telle est
la réponse.
A partir du Sermon qu'il prononça à Bénarès
devant ses premiers disciples sur les « quatre vérités
saintes », cette sagesse se propagea en Inde. Elle en
devint la religion officielle au IIIe siècle avant Jésus-
Christ, avec la conversion de l'empereur Açoka qui
envoya des missions à travers le monde. Des communautés
bouddhistes très vivantes subsistaient en Syrie et
en Palestine lorsqu'y enseigna Jésus. Et cela rend
compte de leur parenté spirituelle.
Le bouddhisme, bien qu'il ait reculé jusqu'à,
disparaître en Inde devant l'hindouisme, gagna toute
l'Asie : la Chine, la Corée, le Japon, le Tibet et toute
l'Asie du Sud-Est.

Roger Garaudy

Comment l’homme devint humain
Pages  64 à 70 (une seule illustration reproduite: un Buddha de l'époque Gupta, Ve siècle ap.J.C.)

16 juillet 2017

Le Nil (extrait de "Comment l'homme devint humain")

L'Egypte s'étire entre deux déserts pour s'épanouir,comme l'éventail d'un palmier, dans le delta du Nil fertilisé par les limons du fleuve.
Que reste-t-il des trente et une dynasties orgueilleuses de ses pharaons si nous en retenons seulement ce qui a apporté quelque forme nouvelle de la vie, et qui
demeure vivant pour nous ?
Ce ne sont point les conquérants éphémères qui ont fait graver leurs exploits dans le granit...
Qu'importe si, aujourd'hui, leurs sarcophages sont vides et dénouées les bandelettes de leurs momies ... Narmer, Touthmôsis, Ramsès ...
Les rêves des conquérants ont tourbillonné
comme des feuilles mortes et les sables en ont recouvert le sang.
Que reste-t-il de leurs conquêtes, sinon les images qui les évoquent ? Elles n'ont d'autre grandeur que celle de l'artiste qui les a sculptées.
Que reste-t-il de leur orgueil et des richesses de
leurs tombeaux ? Au-delà des ors et des pierres
précieuses, leur avidité de conserver dans la mort leurs
guerriers et leurs serviteurs fait revivre, en figurines
d'argile ou de bois, toute l'activité quotidienne d'un
peuple. La vanité des morts nous révèle le labeur des
vivants. Avec ses armées, ses rameurs, ses laboureurs et
ses maçons, ses femmes filant le lin , et les enfants
même emportant leurs jouets dans le tombeau du roi .
Que reste-t-il des flux et des reflux de trois mille
ans d'histoire où, par trois fois, se reproduit le même
cycle d'évolution ?
Pour que les crues du Nil soient un bienfait, et non
une malédiction, la construction des digues et des
canaux exigeait un pouvoir centralisé. Par trois fois,
avec l'Ancien , le Moyen et le Nouvel Empire, se réalise
cette unification. Par trois fois elle se désagrège. L'histoire
de l'ancienne Egypte est soumise à ce rythme.
Ce qui demeure, c'est le mythe d'Osiris, symbole
de cette histoire des hommes, de la terre et des dieux :
Osiris, le dieu déchiré par ses ennemis du désert, le dieu
qui ressuscite lorsque l'amour d'Isis, son amante et sa
soeur, rassemble ses membres dispersés.
Trois étapes de la religion peuvent se lire à travers
le mythe d'Osiris.
C'est d'abord un dieu de la nature, qui renaît à
chaque printemps avec la végétation.
C'est ensuite un dieu politique, qui renaît, comme
l'Egypte, après chaque démembrement féodal.
C'est enfin un dieu spirituel, symbole de la
résurrection, comme loi universelle du monde, de la
nature et de l'histoire.
Ce qui demeure, c'est cette première méditation
sur la mort que sont les pyramides, tentes de granit
plantées au milieu du désert, pour construire à un roi sa
maison d'éternité.

Il est un moment de l'histoire de l'Egypte plus
haut que tous les autres : celui de ce pharaon du XIVe
siècle avant Jésus-Christ, dévoré par la fièvre de Dieu :
Akhénaton. Il construisit des sanctuaires sans idoles,
où le pluriel du mot « dieu » fut partout effacé.
Il refusa les conquêtes. Il choisit de transformer les
hommes.
Il a dit sa foi en un Hymne au Soleil, invoquant en
lui le dieu unique donnant la vie à toutes les créatures
de l'Univers.
Les arts ont alors vécu dans leur grâce, sous le
regard de son épouse Néfertiti, dont le nom d'étrangère
signifie : « La belle est venue ».
Lorsque Akhénaton disparut, à l'âge de trente ans,
le crépuscule est descendu sur le Nil: il y eut encore des
conquérants stériles. Il n'y eut plus de fécondation de
l'histoire digne de l'immortalité.


Roger Garaudy
Comment l’homme devint humain, pages 40 à 48 (les illustrations ne sont pas reproduites sauf un extrait de bas-reliefs funéraires où Ramsès est représenté dans l’exercice du massacre)
Ed. J.A., 1979

15 juillet 2017

Prométhée

Illustration de "Comment l'homme devint humain", R.Garaudy, Ed.J.A,1979

13 juillet 2017

Heraclite


Cité par Roger Garaudy dans "Comment l'homme devint humain", J.A, 1979
Dans les semaines à venir nous allons publier une série de courts extraits de ce livre

12 juillet 2017

A contre-nuit, plus que jamais !


N'oubliez pas: pendant l'été vous devez défendre avec les organisations syndicales et les mouvements de citoyens un code du travail de progrès social et démocratique contre la régression "en marche" ! et vous pouvez aussi vous exprimer soit sur la page Facebook du blog soit dans le groupe public Roger Garaudy dialogues.

11 juillet 2017

La nouvelle obligation vaccinale pour les nuls...

https://uhxnue.wordpress.com/2017/07/05/vaccins-article-pour-ceux-qui-ne-comprennent-rien-a-laffaire/

Si vous avez perdu le fil dans l’affaire des vaccins, voici un résumé des épisodes précédents :
Attention, vous allez de tomber de votre chaise. Quand je vous aurai refait la chronologie, vous verrez que ce qui se passe est AHURISSANT !!!
Il y a de quoi se demander ce que nos dirigeants ont à y gagner. Ils sont en train de faire un énorme cadeau aux fabricants de vaccins ! J’espère au moins que Big Pharma le leur rendra…

3 vaccins obligatoires

En France, les enfants avant 18 mois sont soumis à 3 vaccins obligatoires :
  • Diphtérie (depuis 1938)
  • Tétanos (depuis 1940)
  • Poliomyélite (depuis 1964)

8 vaccins recommandés (facultatifs)

L’Etat recommande par ailleurs 8 vaccins facultatifs aux nourrissons :
  • Coqueluche
  • Bactérie Haemophilus Influenzae B (ou HIB)
  • Hépatite B
  • Rougeole
  • Oreillons
  • Rubéole
  • Pneumocoque
  • Méningocoque C (méningite)

Juin 2008 : première pénurie !

Le vaccin 3-en-1 DTP (Diphtérie + Tétanos + Poliomyélite) à 6,54 euros cesse d’être fabriqué.
Les parents n’ont plus le choix. Ils doivent vacciner leurs enfants avec (au choix) :
  • Le vaccin 4-en-1 DTP + Coqueluche (contenant 1 vaccin facultatif),
  • Le vaccin 5-en-1 DTP + Coqueluche + HIB (contenant 2 vaccins facultatifs)

Septembre 2014 : pénurie des vaccins de rechange !

Les vaccins 4-en-1 et 5-en-1 cessent d’être fabriqués. Les parents doivent se rabattre sur le vaccin Infanrix hexa 6-en-1 DT-Polio-HIB-Hépatite B (contenant 3 vaccins facultatifs). Le prix passe à 40 euros.

Le 8 février 2017 : la ministre sommée de réagir

Suite à la pétition du Pr Joyeux (2015) et face à l’indifférence de Marisol Touraine (alors Ministre de la Santé)… Le Conseil d’Etat donne 6 mois à la ministre pour « assurer la disponibilité des seuls vaccins obligatoires » sans qu’ils soient automatiquement associés à d’autres vaccins facultatifs [1].
La ministre a donc trois solutions pour s’exécuter :
  • Faire revenir le vaccin DT-Polio 3-en-1 disparu en 2008
  • Supprimer l’obligation vaccinale sur les 3 vaccins (concernant le tétanos, la diphtérie, et la poliomyélite)
  • Etendre l’obligation vaccinale aux 3 vaccins facultatifs inclus dans l’Infanrix hexa 6-en-1 (coqueluche, HIB, hépatite B)
Je vous laisse deviner la solution choisie par la ministre… Non, vous vous trompez… encore pire que ça !

Le 16 juin 2017 : la nouvelle ministre dévoile son jeu

Fraîchement nommée, la ministre de la Santé Agnès Buzyn annonce au Parisien qu’elle « réfléchit » à rendre obligatoires les 8 vaccins facultatifs [2] !!!
Ça nous fait passer de 3 à 11 vaccins obligatoires !

Le 16 juin 2017 : quelques minutes plus tard…

Les bouchons de champagne sautent chez les géants de la pharma.
Il faut les comprendre : les profits en perspective ont de quoi les réjouir. C’est Noël avant l’heure !

La technique du voleur chinois

Quand on refait la chronologie de ces événements, on découvre qu’on a affaire à un voleur chinois – avant de dérober un objet, il le déplace petit à petit pour ne pas éveiller l’attention…
Et ça marche ! La population s’est faite berner. Personne n’a vu ce qui vient de se passer.

Les médias aux ordres

La presse a (bien entendu) « salué le courage de la Ministre », et « fustigé le scepticisme des Français à l’égard des vaccins ».
Malgré leurs insultes, on n’en entend pas parler des vaccins dans les bureaux, ni dans les cafés. On ne voit pas de mobilisation. Pas de manifestation.
C’est stupéfiant : les Français sont comme anesthésiés… eux qui sont réputés pour leur instinct révolutionnaire propre à renverser les tyrans !
Si les vaccins sont inoffensifs, alors pourquoi nous obliger à vacciner nos bébés ?
Jamais on n’obligerait la population à porter des pulls en hiver, ou des chaussures pour ne pas se blesser dans la rue… tout le monde le fait spontanément !
Si vous trouvez cette question légitime, participez à notre grande pétition ici.

Peines prévues pour les contrevenants

Pour rappel, si vous ne vaccinez pas votre enfant contre le DT-Polio, vous risquez 3 750 euros d’amende et 6 mois de prison.
De plus, votre enfant peut être potentiellement exclu de la crèche, de l’école, et de toute collectivité.

Pourquoi les discussions techniques sur les vaccins ne servent-elles à rien ?

À ce stade, je pourrais rentrer dans le détail des vaccins.
Je pourrais vous raconter la découverte des vaccins et leur principe de fonctionnement.
Nous pourrions constater ensemble que les grandes maladies avaient presque disparu lorsque les vaccins furent généralisés.
Nous pourrions parler de la dangerosité des adjuvants nécessairement présents dans les vaccins : l’aluminium, le formaldéhyde et le mercure (heureusement interdit aujourd’hui). Ils sont d’autant plus dangereux que la barrière hémato-encéphalique (sang-cerveau) des nourrissons n’est pas achevée [3]. Si vous incluez les rappels aux vaccins, nos nourrissons vont devoir combattre 25 à 40 doses de virus féroces.
Nous pourrions parler des études ayant montré que les multi-vaccins injectés aux nourrissons peuvent provoquer des maladies dégénératives et auto-immunes – comme le vaccin hépatite B qui semble être lié à la sclérose en plaques.
Nous pourrions énumérer les pratiques douteuses des grands labos :
  • Pénuries organisées
  • Escalade des prix
  • Tuer la concurrence en associant un vaccin breveté à des vaccins non-brevetés.
Mais toutes ces discussions ne servent à rien.

La question qui compte

La seule chose que vous devez savoir, c’est que les pays suivants n’ont pas de vaccins obligatoires [4] :
  • Royaume-Uni
  • Irlande
  • Allemagne
  • Autriche
  • Pays-Bas
  • Suède
  • Danemark
  • Norvège
  • Finlande
  • Islande
  • Lituanie
  • Lettonie
  • Estonie
  • Suisse
  • Luxembourg
  • Espagne
  • Portugal
  • Chypre
Leurs dirigeants sont-ils inconscients ?
Je ne le crois pas.
Ces populations sont-elles plus malades que nous ?
Manifestement non.
Si ces pays n’obligent pas leurs populations à se vacciner, le gouvernement français n’a aucune raison valable de le faire. Or, aujourd’hui, on ne propose pas un débat public, ni même un référendum.
Non ! Madame la Ministre « réfléchit » à multiplier le nombre de vaccins obligatoires par 4. Toute seule !? Sommes-nous des enfants pour qu’elle prenne une telle décision à notre place ?
Je repose la question :
Si les vaccins sont inoffensifs, alors pourquoi nous obliger à vacciner nos bébés ?
Si vous pensez qu’une consultation publique s’impose.
Si vous trouvez inacceptable que la santé de nos enfants soit entre leurs mains.
Faites entendre votre voix ! Signez notre pétition. Sans vous, rien ne changera…

Notes:
[1] Communiqué du Conseil d’Etat
[2] Agnès Buzin veut rendre 11 vaccins obligatoires
[3] Pénurie de vaccins : que se passe-t-il vraiment ?
[4] Législation autour des vaccins en Europe

Source:  Eric Müller  /  www.neo-nutrition.net

Le marxisme et l'art. 11/ "L'oeuvre s'art, c'est la réalité humaine en train de se faire". R. GARAUDY

DERNIERE PARTIE DE LA PUBLICATION "LE MARXISME ET L'ART"

Si l'on a défini dogmatiquement la réalité
d'une manière définitive, on exclura du réalisme
tout ce qui est création d'une réalité nouvelle, et
l’on prétendra définir ou prescrire des critères
de réalité ou de moralité valables une fois pour
toutes.
5 janvier1976, Paris, Hôtel du Grand Pavillon
Conférence sur l'esthétique comme fondement de l'éducation,
par
Roger Garaudy
Alors que la reconnaissance du rôle créateur de l'art nous conduit non seulement à accepter maisà souhaiter, en art comme dans les sciences, un pluralisme fécond des styles, des écoles.
C'est à partir de ce grand mouvement esthétique
que peut commencer à s'élaborer une esthétique
marxiste, non pour exiger de l'artiste l'illustration
de mots d'ordre à court terme, d'une réalité déjà
figée ou d'une morale déjà sacralisée, mais pour
l'appeler, à partir d'une conscience lucide des lois
de développement de l'histoire à notre époque et
d'une conscience aiguë de sa responsabilité personnelle
à l'égard de ce développement, à partir aussi
d'une claire conscience de ce qui est fondamentalement
le socialisme, à participer à la construction de
l'avenir de l'homme. Au-delà du moment négatif de
la lutte de classe, où il se définit par opposition au
passé, le socialisme est le régime capable de faire
de chaque homme un homme, c'est-à-dire un créateur,
à tous les niveaux : de l'économie, de la politique,
de la culture. Donner à l'artiste cette conscience
c'est l'aider à jouer son rôle qui est d'éveiller
les hommes à la conscience de leur qualité d'homme,
c'est-à-dire de créateur.

9 juillet 2017

Avignon: une Antigone bouddhique pour le fantôme de Vilar

Le mythe des Atrides n’est pas naturellement la tasse de thé des Japonais. Satoshi Miyagi a donc décidé d’un prologue où il résume en 10mn pour ses compatriotes le conflit entre Antigone et l’usurpateur Créon, qui refuse d’enterrer un de ses deux frères accusé d’anarchie. Dans Sophocle le politique s’oppose aux lois divines. Dans la version ‘bouddhique’ de Miyagi l’important est de ne pas distinguer après la mort les bons des mauvais mais de laisser à chaque âme le loisir d’errer en paix. Dans la présentation des principaux personnages au public on voit défiler, outre Antigone et Créon,  Etéocle et Polynice, les frères ennemis qui s’entretuent devant nous , Ismène la sœur d’Antigone, Hémon, son fiancé, qui finira suicidé et le devin Tirésias .Mais ce prologue , joué en un français ‘scandé’ à la japonaise avec un surjeu caricatural cette parodie du Japon par un Japonais met le public dans sa poche. L’orchestre y va aussi de son clin d’œil souriant en insinuant le tube emblématique Psyché Rock de Pierre Henry (qui vient de mourir) et  qui illustrait la Messe pour le Temps présent de Béjart, triomphant dans ce même lieu en …1967. Bienvenue donc au royaume des morts…par l’humour aussi.

Christian Jade (RTBF.be)

>> LIRE L'ARTICLE ICI >> 

8 juillet 2017

Le marxisme et l'art. 10/ Sur le réalisme et la notion de décadence. Par Roger Garaudy



Notre conception marxiste du réalisme n'a pas à
prendre la suite de ce qu'il y avait de plus conservateur
et de plus borné dans la critique bourgeoise,
mais à recueillir l'héritage de toutes les grandes
périodes créatrices de l'humanité et à leur donner
un prolongement audacieusement créateur.
Ceci est d'autant plus important qu'une conception
dogmatique du matérialisme historique et
dialectique a encore aggravé les conséquences de
cette conception métaphysique de la pire critique
bourgeoise ; celle qui tenait pour éternels et
immuables les postulats de l'esthétique de la
Renaissance.
Prenons simplement trois exemples d'erreurs
commises en esthétique et découlant d'une déformation
mécaniste du matérialisme historique.

7 juillet 2017

Parole d'homme: "une vision militante de l’avenir"

ACHETER LE LIVRE

"Parole d'homme", le livre-révélation de Khadija Bencheikh

05/07/2017 
Dans cette édition de Ktab Kritou, c’est une enseignante de français qui est venue nous parler de sa passion pour la lecture. Il s’agit de Khadija Bencheikh de Taroudant. 

Pour cette jeune femme, le livre "Parole d’homme" écrit par le philosophe et homme politique Roger Garaudy en 1975, a été une véritable révélation. "C’est grâce à ce livre que j’ai pu vivre sainement une expérience et une épreuve de ma vie", confie-t-elle. En plus de parler de politique et d’amour, Khadija Bencheïkh informe que le livre parle aussi et surtout d’espérance. "Pour Roger Garaudy, l’espérance est une vision militante de l’avenir", explique l’enseignante de français.
"Parole d’homme" est en effet un livre qui appelle à la méditation en guise de réponse à toutes ces questions que nous nous posons tous, à un tournant de notre vie. C’est un ouvrage qui incite au dépassement de soi comme unique moyen pour aller de l’avant.

http://www.2m.ma/fr/culture/parole-dhomme-le-livre-revelation-de-khadija-bencheikh-20170705/

6 juillet 2017

Le marxisme et l'art. 9/ De la peinture. Par R. Garaudy




Lorsque le critère de la beauté n'exige plus une
référence à une réalité extérieure à l'oeuvre, réalité
définie une fois pour toutes et selon les normes du
rationalisme grec et du technicisme de la Renaissance,
c'est la notion même du réel qui est mise en
cause : sa définition apparaît de plus en plus
comme fonction du développement historique de
l'homme, de la science, de la technique, des rapports
sociaux, en un mot, fonction de l'activité de
l'homme.

5 juillet 2017

Hijab: "la lecture du Coran faite par des abrutis n’engage que les abrutis ! "

L’Université d’Alazhar a enfin statué : Le voile n’est pas une obligation islamique !

Al Azhar a enfin validé officiellement, plusieurs années de recherche du Professeur Rached sur l’obligation religieuse de porter le voile islamique qui couvre la tête. C’est clair, net et précis, il s’agit plus d’une habitude enracinée que d’un devoir religieux dicté par Dieu.
Le doctorant, démontre de façon structurée et étoffée que le hijab n’a d’islamique que les « bonnes intentions » de ceux qui en prônent le port.
En passant au crible les versets du Coran en rapport avec le voile, ainsi que l’unique citation de la Tradition supposée corroborer tels versets, soit le même corpus servant de support aux prédicateurs du hijab,  le doctorant  nous convainc à bon droit que non seulement le voile n’est pas une obligation islamique, mais que ‘la lecture du Coran faite par des abrutis n’engage que les abrutis!’
Le port du voile fonde son credo sur une présumée prescription de « couvrir la tête », alors que le Coran ne mentionne nulle part telle prescription. Il y a néanmoins une fratrie de cheiks qui a tenu à en faire une obligation et considérer celle-ci comme l’un des principaux piliers de l’islam. Ces cheikhs altèrent de la sorte les fins de la charia islamique et passent à côté de l’interprétation correcte des Textes. Refusant toute approche rationnelle de ceux-ci, ils s’attachent bien plus à une translation statique fondée sur la lecture littérale et non soumise à la raison. De surcroît, ils décontextualisent les Textes et interprètent ceux-ci selon leurs caprices. Les sourates sont censées s’interpréter en vertu de leur contexte historique et en rapport avec les raisons ayant motivé leur révélation. Or ces cheikhs s’arrêtent au niveau strictement littéral des sourates et omettent fâcheusement ce qui fut aux origines de leur révélation. Cette démarche s’explique soit par des raisons purement arbitraires, soit parce que les « bonnes intentions » de ces cheiks plaident pour ladite interprétation, leurs capacités analytiques, pour une débilité d’ordre cérébral ou psychologique, ne leur permettant pas d’aller au-delà !
Enfin le voile est levé sur une polémique qui a défrayé les chroniques en ces temps où les wahabbo-salafistes couvrent de billets verts tous ceux, à travers le monde, qui acceptent de prêcher l’obscurantisme

Ferhat Ouldhocine / http://cnpnews.net/2017/07/02/luniversite-dalazhar-a-statue-enfin-le-voile-nest-pas-une-obligation-islamique/

4 juillet 2017

Le "miracle" grec, pour le meilleur et pour le pire

C’est la faute « aux » Grecs que nous sommes dans la gadoue !

Tranquillisez-vous ! Ce titre provocateur ne s’adresse pas au peuple grec d’aujourd’hui.
Les réflexions qui suivent concernent la Grèce de l’Antiquité. Mère de la civilisation occidentale, elle qui nous a révélé la grandeur du génie humain avec ses penseurs et ses mathématiciens, ses artistes et ses écrivains qui nous ont ouvert la voie royale du progrès. Imprégnés de culture hellène, grisés par son rayonnement, nous n’avons vu que la magnificence du siècle de Périclès, et en chœur, dans toutes les langues, nous nous sommes écriés Parthénon, Acropole ! A l’unisson nous avons proclamé Athènes centre du monde ! Cela se comprend.
A l’aube des temps modernes, le contexte historique ne pouvait nous révéler ni surtout nous faire comprendre que cette glorieuse culture avait jeté les bases d’une civilisation qui allait bouleverser le monde pour le meilleur comme pour le pire, car fondée sur l’individualisme et la maîtrise de l’univers elle ne pouvait que conduire à l’avènement d’un Kosmocratôr, maître du cosmos, dont Alexandre le Grand fut l’incarnation. De cette volonté de puissance et de conquête est né l’impérialisme qui, dans sa forme actuelle, est prête à précipiter le monde dans un abîme.
De prime abord ce jugement peut vous paraître outré, inapproprié, voire insultant pour les Grecs modernes issus d’une longue histoire qu’ils vénèrent à juste titre. Pourtant, en dépit du titre de cet article – qui n’est qu’une taquinerie – mon intention n’est pas d’accuser ni d’insulter, mais de proposer une réflexion sur la civilisation hellène et d’en tirer une leçon pour la survie de notre planète. Pour ce faire, laissons la parole à Guy de Bosschère (1924-2003) historien de formation, tiers-mondain engagé et auteur de « Les deux versants de l’histoire : Autopsie de la colonisation (tome 1) et Perspectives de la décolonisation (tome 2), Albin Michel, 1968, deux ouvrages de référence qui malgré les années restent d’actualité. Les pages qui suivent sont extraites de la première partie du premier tome intitulée « Le fondement et la structure »
 « Des mythes significatifs.
Sur les décombres de la civilisation mycéenne (IIIème siècle av. J.C) les Hellènes, le nouveau peuple né des invasions, vont édifier une civilisation qui sera désormais incomparable… Des siècles plus tard, naîtra le mythe d’Œdipe qui illustrera fabuleusement l’événement. Selon Hegel, le Sphinx, qui est Egyptien, représente l’esprit voilé ou inconscient. La question qu’il pose à Œdipe, il n’en connaît pas lui-même la réponse claire. Lorsque Œdipe répondra correctement, le Sphynx tombera à la mer et se noiera. Ce qui signifie que la Grèce (qu’Œdipe personnifie) a désormais donné forme à son destin, qu’elle a pris conscience de la voie singulière où elle s’engage…
La singularité du destin hellène sera postérieurement éclairée par deux autres mythes essentiels. Le premier est le mythe de Narcisse qui exalte à travers la prise de conscience de soi-même, le culte de l’individu. Et il apparaît, en effet, que la démarche grecque sera désormais gouvernée par l’individualisme. A la propriété collective la Grèce oppose la propriété privée… Le second mythe est le mythe de Prométhée : l’homme qui viole les secrets de la nature, qui dérobe le feu du ciel pour en éclairer le monde. Ce mythe réfléchit l’image de l’homo faber, l’homme-inventeur, mais aussi l’homme de l’aventure et de l’exploration, préfiguration du colonisateur…
La conjugaison de l’individualisme et de l’esprit créateur conférera à l’homme européen ses caractéristiques fondamentales. (Ainsi) le citoyen grec, le seigneur féodal et le bourgeois capitaliste sont tous, aux différents stades de l’évolution économique européenne, des propriétaires des moyens de production.
 Une philosophie émancipatrice.
La philosophie grecque, dont la spécificité tient précisément au fait qu’elle fonde la notion de philosophie renvoie fidèlement l’image de la réalité en cours d’élaboration… Elle salue l’avènement de l’homme et instaure virtuellement son culte, dégage l’homme des liens qui le retiennent à la nature… Elle contredit tous les courants de pensée religieuse d’Afrique, d’Asie et de l’Amérique précolombienne. L’animisme d’Afrique noire ainsi que celui des Amérindiens enseigne l’indissociabilité de l’homme et de la nature. Les religions d’Asie invitent à une intériorisation perpétuelle… Les religions sémitiques, seules, font exception… La religion judaïque sera messianique, la religion chrétienne, qui en est issue, catholique universelle et la religion musulmane prosélytique. Ces trois religions partagent en outre le même fanatisme intolérant, qui les porte à la guerre sainte…
 L’Europe hellène.
L’Europe historique naît donc de la Grèce des Hellènes… Et, c’est grâce à sa singularité que l’Europe réussira à dominer le reste du monde. L’esprit prospectif et spéculatif, au service de l’intérêt individuel, fait naître le besoin du profit personnel. Celui-ci constituera désormais la plus puissante motivation des principales entreprises européennes… Les découvertes scientifiques et géographiques du XVème siècle prépareront le grand assaut que l’Europe médite inconsciemment de lancer contre le monde… La supériorité écrasante de son armement, alliée à un sens de l’organisation héritée de Rome et à l’esprit de synthèse dont se nourrissent les grands desseins politiques et militaires, assurera à l’Europe, en l’espace de quatre siècles la domination de la planète.
Ainsi, c’est par son rayonnement que la Grèce antique a balayé les civilisations primitives pour créer son propre univers et imprimer sa marque sur l’histoire de l’Occident. A l’heure des génocides et des écocides, ayons le courage d’écouter la leçon de sagesse que nous donnent les Amérindiens, Polynésiens et Mélanésiens – peuples “primitifs que l’Histoire a oubliés”. La survie de notre planète est en jeu.

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Si je ne brûle pas
Si tu ne brûles pas
Si nous ne brûlons pas,
Comment les ténèbres
Deviendront-elles clarté ?

Nazim Hikmet, poète communiste turc (1901-1963), traduit par son ami Garaudy