29 mars 2014

Un hombre libre, un hombre polifacético




Nos reunimos hoy en esta BibliotecaViva de Al Andaluz para
evocar la memoria de nuestro Fundador y Présidente Roger
Garaudy.
Un hombre libre donde los haya y sabio entre los sabios que nos
regalô una herencia que nos enseiïa, habla y enorgullece.
Un hombre libre porque su mente nunca estuvo aprisionada ni
siquiera desenfocada por manipulaciones informativas, intereses
econômicos o modas culturales.
Un hombre polifacético que fue honrado en todos los campos que
ejerciô, bien fuese como polîtico comprometido, como un metafisico
vocacional preocupado por los fines del hombre. el sentido de la
viaa, o la apariciôn de un hombre nuevo que cambiaria ei mundo y
todo ello a la vez y entrelazado porque era capaz de ver lo multiple
en lo unitario.
Lo conocî, temprano, por sus escritos en un circulo
semiclandestino donde la Alternativa era libro sagrado.
Y un dîa me tropecé con él en Cruz Roja. Sentî una fuerte
empatîa y me agraciô con su amistad.
Desde entonces sueno despierto, con los ojos de la memoria
abiertos y mantengo un diâlogo silencioso sobre los problemas de
hoy porque su pensamiento sigue siendo actual
Bienvenidos a esta tierra de viejas culturas.
Bienvenidos a esta ciudad sorprendente por su historia, admirable
por su belleza y como reza su escudo "de sabidurîa clara fuente"
Bienvenidos a esta Fundaciôn que no quiere ser un simple cûmulo
de libros enclaustrado sino que se autodefine como viva porque
aspira a dar vida a aquellos mundos que compartieron su espacio
geogrâfico.
Gracias ponentes y oyentes por ei valor que supone vuestra
asistencia y que situa nuestro agradecimiento muy por encima de
un simple acto de cortesïa que cumpla la parafernalia de un ritual.
Gracias al Sr Ousseimi que nos permite y alienta a rememorar
aquella sabidurîa que se dio en espacio geogrâfico de Al Andalus y
que importa poco sea mito o realidad porque el mito tiene tanta o
mâs fuerza coercitiva que lo histôncamente demostrable.
Gracias al patronato y de un modo especial a Fransoi, por ser si
misma e imagen viva de su padre
Porque séria triste que aquella cultura de un periodo histôrico
esplendoroso, desapareciera en este tiempo en que tan necesitados
estamos de horizontes y nos olvidemos que el mundo puede ser
mas beiio, justo y verdadero.

Balvino Povedano , ancien vice-président de la Fondation créée par
Roger Garaudy, actuelle Fondation Paradigma Cordoba. Discours
d’ouverture  de l’hommage à ce dernier le 5 mars 2014 à Cordoue
(voir les articles 1 et 2)

26 mars 2014

Le 5 mars 2014 Cordoue a rendu hommage à Roger Garaudy


En présence d'universitaires, d'écrivains, de théologiens, et de spécialistes de l'Andaluz, parmi lesquels  Balbino Povedano (dont le blog publie ici l'intervention), Margarita Ruiz Shrader, Juan José Tamayo, Jacques Moreillón, Gabrielle Nanchen, Manuel Pimentel, Virginia Luque, Inma Fernández, un hommage a été rendu le 5 mars 2014 à Roger Garaudy à Cordoue, siège de la Fondation qu'il y a créé. Le maire de Cordoue, José Antonio Nieto, y était présent, aussi pour remercier la famille  Garaudy d'avoir fait don en décembre 2011de sa bibliothèque philosophique (environ 3000 ouvrages). 

     Voici le texte de l'intervention de Françoise Garaudy à cette occasion:

Je suis très émue aujourd'hui de voir ici à Cordoue les livres qui ont nourri
la pensée de mon père pendant plus d'un demi-siècle et qui ont contribué
à son immense culture.
Je retrouve la couleur des couvertures, il savait, dans sa bibliothèque
me dire la place exacte de chaque livre, sa couleur quand, à la fin de sa
vie, il lui était difficile de les chercher lui-même.
Ses centres d'intérêt étaient multiples: la philosophie bien sûr, mais aussi la
théologie,  l'histoire, l'environnement, l'art dans toutes ses expressions:
poésie, peinture, architecture, danse, cinéma, etc…
Cette avidité de savoir n'avait pour lui qu'une mission première: changer
la vie mais surtout en découvrir le sens et, pour en découvrir le sens, le
dialogue avec l'autre lui était indispensable.  Il disait:
"Il n'y a de véritable dialogue que si chacun est pénétré de cette certitude
que l'autre homme est ce qui lui manque pour être pleinement un
homme."
Sa vie était dirigée par ces valeurs auxquelles il était profondément
attaché:  l'ouverture, la critique, l'universalité et l'espoir. Il a toujours
attiré l'attention sur la contributions des différentes cultures et
civilisations en mettant les capacités de l'homme au centre de son intérêt.
Ce besoin de connaissance a fait de lui un témoin passionné, un acteur et
une conscience critique du XXe siècle.
Sa quête d'universalité, de sagesse, d'espoir à trouvé sa concrétisation à
Cordoue. Cette ville qui, du 9e au 13e siècle était la plus grande ville du
monde par son rayonnement culturel.
Un poète disait:
"Par quatre merveilles Cordoue a dépassé toutes les capitales: le pont
jeté sur le Guadalquivir, sa grande mosquée, son palais d'AI Zahra et, la
quatrième, la plus éclairante: sa culture."
C'est donc à Cordoue, et avec beaucoup de persévérance, qu'il a créé le
musée de la Calahorra, un bel outil pédagogique qui perpétue ce
rayonnement et qui permet à la population de Cordoue de se réapproprier
son histoire. Aujourd'hui, ce musée est toujours aussi vivant, grâce à
l'enthousiasme militant de toute une équipe depuis plus de 20 ans. Puis, la
Fondation s'est enrichie de cette magnifique bibliothèque qui est devenue
un lieu vivant où colloques, conférences, rencontres, expositions,
spectacle contribuent à faire revivre ce message de Cordoue, capitale de
l'esprit.
La Fondation Paradigma Cordoba, qui nous réunit aujourd'hui, n'est pas
devenue un mausolée de l'Andalous mais une institution qui prolonge et
actualise l'exemplarité de ce rayonnement, ce rayonnement qui nous a
transmis ce grand message d'unité, de respect et de symbiose de la
pensée islamique et judeo-chretienne. Dans ce message la science n'est
jamais séparée de la sagesse ni de la foi. Cette réflexion sur les fins et sur
la foi est toujours au coeur de nos préoccupations, elle pose le problème
de la dimension morale de toutes les avancées humaines: le nucléaire, la
manipulation génétique, la croissance économique, etc.. L'exemple du
passé doit nous servir pour comprendre le monde d'aujourd'hui.
Le foisonnement des idées, le développement de la science et la création
artistique ne peuvent vivre que si un véritable dialogue de tolérance, de
respect permet aux intelligences de s'exprimer.
Je suis, je le répète, très émue d'affirmer les espoirs de mon père, sa
confiance indestructible en l'homme, cette confiance qu'il a transmis à
toute l'équipe de cette fondation pour poursuivre cet idéal pour qu'un
jour le "vivre ensemble", la "Convivencia" soit réalité.
Le Musée de la Calahorra, la Bibliothèque Vivante de l'Andalous, le Forum
de Cordoue, le Chemin de Compostelle à Cordoue, sont les moyens que
nous nous sommes donnés pour perpétuer, transmettre, faire revivre
l'esprit de cette espérance de "convivencia" dans les différentes
communautés humaines.
Je terminerai par cette courte phrase d'un moine chrétien du XIIIe siècle,
Ramon Lulle,  qui symbolise à mes yeux cet esprit de Convivencia:
"L'homme n'est pas seul et le monde a un sens. Chacun, le juif, le chrétien,
le musulman voulait honorer les autres et accorder aux autres l'honneur
de commencer".
F.G.

(voir la galerie photos ici)

25 mars 2014

Communistes et catholiques, par Roger Garaudy (1963)




APRES L'ENCYCLIQUE « PACEM IN TERRIS »



Le Pape Jean XXIII n'a pas adressé sa dernièreEncyclique « Pacem in Terris » seulement au clergé et aux fidèles mais, au-delà des catholiques, « à tous les hommes de bonne volonté ».
Nous avons conscience, nous, communistes, d'être directement concernés par ce texte, car il aborde le problème central de notre temps : celui de la guerre et de la paix, et il préconise des solutions en bien des points proches de celles que nous défendons.

21 mars 2014

Le mythe, selon Garaudy

de Symbolisme
n°12  1966

 






Le mythe

Le point de départ du marxisme, c'est l'acte créateur de l'homme.
C'est aussi son point d'arrivée : faire de chaque homme un homme,
c'est-à-dire un créateur, un « poète ».
Comment alors peut se situer la création artistique dans le développement
de l'acte humain du travail, de la création continuée de l'homme
par l'homme ?
Comment le mythe peut-il être une composante de l'action pour
transformer le monde ?
Si je ne brûle pas
Si tu ne brûles pas
Si nous ne brûlons pas,
Comment les ténèbres
Deviendront-elles clarté ?

Nazim Hikmet, poète communiste turc (1901-1963), traduit par son ami Garaudy